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Psychogénéalogie

La psychogénéalogie et les psycho généalogistes

famille

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La psychogénéalogie se veut autant une discipline scientifique qu’un talent accessible à ceux qui le développent. Personne ne s’improvise psychogénéalogiste du jour au lendemain.
  1. Déroulement de séances de psychogénéalogie
  2. Les livres de psychogénéalogie

Déroulement de séances de psychogénéalogie

Pour exercer, un long apprentissage est nécessaire car il est difficile de tout voir et de tout entendre. Patience, concentration et de régulières remises en question sont nécessaires pour prétendre pratiquer la psychogénéalogie. Pour éviter les interprétations erronées qui pourraient s’avérer dangereuses, il faut toujours avancer avec prudence. Les séances de psychogénéalogie s’étirent généralement sur de longues heures, des demi-journées, des journées entières, voire même sur plusieurs jours consécutifs pour permettre au thérapeute de faire ressortir des éléments clés, bien enfouis dans la mémoire ou l’inconscient. En observant tout, de manière globale, les spécialistes arrivent à cerner des détails troublants. Néanmoins, la garantie de résultat est impossible dans ce domaine. Les stages sont réputés être les formats de travail les plus performants.

Critiques à l’égard de la psychogénéalogie et des psychogénéalogistes

La prudence est de mise dans le domaine de la psychogénéalogie, car la théorie a souvent été récupérée par des mouvements sectaires. Elle peut s’avérer dangereuse si elle est considérée comme la seule solution à tous les maux. Elle ne doit en aucun cas être dissociée d’approches médicales classiques complémentaires qui prennent en compte d’autres éléments environnementaux. Par ailleurs, d’autres critiques portent, non sur le fond et la théorie d’Anne Ancelin Schützenberger, mais bien sur les moyens dont disposent les psychogénéalogistes pour parvenir aux secrets de famille et autres troubles. En effet, la probabilité mathématique de retrouver la cause d’un trouble psychologique lié à l’histoire familiale est très faible. Seules quelques démonstrations empiriques militent en faveur de la discipline mais ne permettent pas d’en faire une science sûre.

Jamais la psychogénéalogie n’a fait preuve de sa réelle efficacité. Son développement ne repose que sur des témoignages et des arguments disparates. Rien ne prouve non plus que les résultats empiriques ne soient pas assimilables à un effet placebo. Attention également aux pseudo-thérapeutes, mal intentionnés ou pas, qui pourraient induire de faux souvenirs. Il arrive que lors d’entretiens, le praticien cherche à faire dire au patient ce qu’il veut entendre. De la sorte, certains patients peuvent, par exemple, inventer des abus sexuels et autres crimes qui n’ont jamais eu lieu.

Les livres de psychogénéalogie

En France, le premier ouvrage de psychogénéalogie est le livre de référence qui a permis d’initier toute une génération de psychogénéalogistes : « Aïe mes Aïeux », d’Anne Ancelin Schützenberger fait donc figure de bible de la spécialité. Toutefois, nombre d’ouvrages apportent aujourd’hui des éclairages supplémentaires et des positions différentes sur les constellations familiales, l’arbre psychogénéalogique et le monde des non-dits. Vous pourrez donc trouver des ouvrages également plus ciblés tels que « La psychogénéalogie des lieux de vie » de Christine Ulivucci ou plusieurs ouvrages sur la psychogénéalogie des prénoms. De nombreux textes apportent un éclairage sur les diverses façons qui existent pour se libérer des blocages familiaux et mieux comprendre la symbolique des tabous.