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Psychogénéalogie

Les objectifs et méthodes de la psychogénéalogie

famille

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Si la psychogénéalogie est d’abord une approche sensible de l’individu dans son environnement familial, certains outils ont été développés au fil des années afin de rationaliser et faciliter le travail de recherche.
  1. Outils et symboles de la psychogénéalogie
  2. Analyse transgénérationnelle et psychogénéalogie

Outils et symboles de la psychogénéalogie

La psychogénéalogie s’appuie sur la métaphore de l’arbre généalogique pour symboliser la naissance d’un individu et la transmission de valeurs. Parce qu’il est un modèle de représentation du cycle de la vie, il intéresse particulièrement les psychogénéalogistes qui insistent sur la temporalité cyclique des événements. De cet arbre généalogique, est né le génogramme, un outil apparu à la fin des années 1970 et utilisé dans le cadre des thérapies familiales. Ce génogramme est la représentation graphique et codifiée de l’arbre. Il permet d’avoir une vision globale et systémique de l’entité familiale. Le patient trace et décrit ensuite les liens qui le relient personnellement avec les autres membres de l’arbre. Les thérapeutes arrivent ainsi à dégager l’inconscient familial.

Par rapport au trouble qui amène le patient chez un psychogénéalogiste, le praticien pose des questions et reconstitue le puzzle identitaire sur le génogramme. Ainsi les événements répétitifs de la famille sont mis en avant et étudiés comme le rêve en psychanalyse : le contenu latent est mis en exergue pour être replacé dans le contenu manifeste. Le génogramme se veut aussi un outil de prise de conscience visuelle pour le patient. Le fait de replacer lui-même les éléments de son histoire familiale lui permet de mieux affirmer sa personnalité en comprenant le parcours de sa lignée. Certains individus redonnent ainsi sens à leur existence. Pour savoir où l’on va, mieux vaut savoir d’où l’on vient. Comme l’arbre, il est toujours préférable d’être bien enraciné pour déployer ses branches.

Analyse transgénérationnelle et psychogénéalogie

La psychogénéalogie se penche sur les dimensions psychologiques de notre arbre généalogique. Il voit dans l’ascendance, autant l’origine des qualités de chaque individu que celle de certaines souffrances masquées, qui le hantent. Le principe de base de la psychogénéalogie est de contextualiser l’individu et de le remettre au c½ur de sa famille. Par relations, le thérapeute cherche à saisir l’impact psychologique des événements qui ont touché les générations précédentes. L’on ne s’attache plus ici simplement aux traumatismes de la petite enfance de l’individu mais à des événements antérieurs qui auraient pu frapper ses ancêtres. Les thérapeutes, avec l’aide de leur patient, voire de leur entourage, dessinent une cartographie identitaire de l’individu pour mieux cerner ses failles et ses faiblesses.

Les spécialistes utilisent donc cette fameuse carte d’identité, le génosociogramme ou génogramme. Celle-ci reprend les noms des aïeux, leurs dates de naissance et de décès, leur métiers ou encore les principales dates qui ont marqué leur existence. La psychogénéalogie propose aux personnes souffrants de troubles psychologiques plus ou moins lourds d’étudier leur mémoire familiale pour apprendre à mieux se connaître et enfin repartir de l’avant en se tournant vers l’avenir, sur des bases plus saines.

Retrouver les secrets de famille, l’enquête des psychogénéalogistes

La psychogénéalogie aborde les fameux secrets de famille qui troublent parfois la vie de personnes qui ne soupçonnent pas l’origine du mal qui les ronge. Les non-dits, les ruptures mal digérées, les drames et autres déracinements, sont autant de causes potentielles d’un mal être. Les psychogénéalogistes mettent donc en avant les éléments de transmission familiale. Qu’elles soient conscientes ou inconscientes les blessures sont transmises de parents à enfants par des messages plus ou moins clairs, parfois déformés, souvent dissimulés. Les familles gardent le secret sur des événements difficiles, voire tragiques. La génération 1 cache des faits à la génération 2 qui s’en trouve pourtant imprégnée. Ce n’est parfois que la génération 3 qui ressort le secret sous la forme d’une souffrance psychologique ou physique. Certains spécialistes ont constaté des secrets fantômes transmis sur plus d’un siècle parce qu’ils n’ont pas été exprimés ou qu’aucun travail n’a été fait dessus. La démarche psychogénéalogique permet donc souvent de faire un deuil et de refermer enfin une plaie ouverte il y a très longtemps.